Citations de René Barjavel:
- Vivre les malheurs d'avance, c'est les subir deux fois. Le moment présent était un moment de joie, il ne fallait pas l'empoisonner.
- La raison rétrécit la vie, comme l’eau rétrécit les tricots de laine.
- En psychothérapie on préfère le choc qui nettoie au mensonge qui empoisonne.
- Ce sont de petits cerveaux, monsieur le docteur, de tous petits cerveaux d'hommes. Il leur faudrait des siècles de discussion avant de se mettre d'accord sur le sens d'une virgule.
- La pitié peut être indifférente ou même accompagner la haine. La compassion réclame une sorte d'amour.
- L'intelligence est plus rare que l'or.
- Il serait peut-être temps de se demander si la perfection n'est pas dans l'enfance, si l'adulte n'est pas qu'un enfant qui a commencé à pourrir.
- Se rendre compte qu'on a eu tort, c'est s'éclairer sur soi-même, et le reconnaître devant autrui c'est faire preuve de qualité.
- Tout ce que nous faisons, c'est d'abord pour nous-mêmes.
- La haine est la seule passion accessible aux médiocres. Ils trouvent, à haïr, un semblant de grandeur. C'est pourquoi la haine est si commune et si facile à propager.
- Méfie-toi toujours des imbéciles, ils sont plus dangereux que les loups.
- Chaque génération doit tout réapprendre. Elle veut bien accepter les richesses et les connaissances acquises par la précédente, mais pas la sagesse, hélas, pas la sagesse, jamais... Ton enfant accepte et exige même, en hurlant, que tu le nourrisses, mais si tu lui dis que le feu brûle, il ne te croira jamais, tant qu'il n'aura pas mis le doigt dedans. Chaque génération doit subir l'épreuve du feu, chaque génération doit se brûler.
- Et voilà ! Ils sont là ! Ils sont nous ! Ils ont repeuplé le monde, et ils sont aussi cons qu'avant, et prêts à faire de nouveau sauter la baraque. C'est pas beau, ça ? C'est l'homme !
- Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelques temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction.
- Ce qui s'apprend sans peine ne vaut rien et ne demeure pas. Tu dois devenir ce que tu as l'ambition d'être en faisant transpirer ton corps et ton esprit.
- Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables, et que chacun de notre côté, dans notre morceau de connaissance et dans notre nationalisme misérable, c'est pour les hommes que nous travaillons.
- Nus, mais debout, maigres, affamés, las, mais décidés à la lutte, ils étaient loin de cette déchéance atroce. Ils n'avaient pas renoncé. Ils étaient encore des hommes.
- Qu'est-ce qu'un roi ? Rien de plus qu'un homme.
- L’avenir sombre dans le passé dès qu’il a cessé d’être futur. Le présent n’existe pas.
- Les années de l'enfance sont immenses. Chacune est gonflée de temps comme une vie entière.
- L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après.
- Le destin demande qu'on le force.
- Qu'on ne me parle pas de misère stimulant le génie. La misère dégrade, la souffrance détruit, le besoin stérilise. Le vrai stimulant, c'est la joie.
- Une certaine vivacité des facultés mentales condamne à la solitude.
- Le bonheur de demain n'existe pas. Le bonheur, c'est tout de suite ou jamais. Ce n'est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant.
- Il trouverait toujours un amour ou une haine pour l’enchaîner.
- Il est deux choses qui subsisteront sur terre, tant qu’il y aura des humains : l’amour et la guerre !
- Nous avons quelque chose en commun qui est plus fort que nos différences: c'est le besoin de connaître. Les littérateurs appellent ça l'amour de la science. Moi, j'appelle ça la curiosité. Quand elle est servie par l'intelligence, c'est la plus grande qualité de l'homme.
- Et nous savons déjà au moins une chose, c'est que l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables.
- On ne quitte pas une maison qu'on trouve sale. On la nettoie.
- Tout cela n'était qu'une agitation vaine, le seul voyage qui compte est celui qu'on fait sans bouger, à l'intérieur de soi-même.
- Nous sommes pleins de calculs et d' arrière-pensées. Après une seconde d' abandon, nous nous rétractons dans notre cuirasse de suffisance et d'égoïsme.
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