Citations d'Arthur C. Clarke:
Face à une réalité déprimante les hommes cherchaient à se consoler avec des mythes.
Sherrad se souvint d'un conseil qu'il avait lu à la première page du Manuel du Parfait Astronaute: "Si vous ne savez pas quoi faire,ne faites rien."
Au moins une fois dans sa vie, même le plus sérieux d’entre nous s’est retrouvé en train de réfléchir avec étonnement –et peut-être une certaine crainte- à une pensée si originale et si surprenante qu’elle semble la création extérieure d’un esprit bien plus subtil. De telles pensées traversent si rapidement la conscience qu’elles ont disparu avant de pouvoir être examinées davantage.
Aucune Utopie ne saurait contenter tout le monde en permanence. À mesure que leur situation matérielle s’améliore, les hommes regardent plus loin et les pouvoirs comme les possessions dont ils disposent et qui auraient jadis dépassé leurs rêves les plus échevelés commencent à leur paraître étriqués. Et même quand le monde extérieur leur a donné tout ce qu’il pouvait leur donner, l’inquiétude des esprits et la nostalgie des cœurs subsistent.
Un homme, dans certaines circonstances, peut abandonner toute humanité lorsqu'il est en proie à la panique.
Lorsque j'étais enfant, Brayldon,mon vieux précepteur me disait que le temps ne pouvait détruire la vérité,mais seulement la dissimuler au travers des légendes.Il avait raison.
A quoi servent en effet richesse et puissance si elles ne contribuent pas à donner forme aux rêves?
Dans ce territoire aride et désolé, seul le plus petit, le plus rapide ou le plus puissant pouvait croître et espérer survivre.
Quelque chose qui paraît d'abord hors de propos, voire absurde, peut devenir un indice décisif.
Cette pensée avait de quoi glacer le cœur. À tout moment, de façon imprévisible, quelque part dans l'univers, tout un système solaire, avec des mondes et des civilisations inconnus, était ainsi précipité brutalement dans une fournaise cosmique. La vie était un phénomène fragile et éphémère, dont l'équilibre semblait reposer sur un fil de rasoir, entre la glace et le feu.
Et pourtant l'homme ne se contentait pas des hasards de la nature : il s'acharnait à préparer son propre bûcher funéraire.
Laissez moi vous rappeler la célèbre remarque de Haldane : "L'univers est non seulement plus étrange que nous ne l'imaginons mais plus étrange que nous ne pouvons l'imaginer".
la haine ne mène à rien et n’est pas constructive. Elle est destructrice. Elle est le suppôt de la peur.
Un jour, parmi les étoiles, nous rencontrerons nos égaux, ou nos maîtres.
Ce que la science affaiblit, et finit par éliminer, ce furent les innombrables religions dont chacune prétendait, avec une incroyable arrogance, qu'elle seule détenait la vérité et que ses millions de rivales ou de prédécesseurs s'étaient tous trompés.
Vous pouvez vous entre-tuer si cela vous fait plaisir, avait-il déclaré. A vous de vous débrouiller avec vos lois. Mais si vous massacrez les bêtes avec lesquelles vous cohabitez, sauf pour vous nourrir ou pour défendre votre vie, je vous demanderai compte.
Il était si difficile d'imaginer un monde sans électricité, sans radio, sans autre énergie que celles des muscles, du vent, de l'eau. Un monde où rien n'allait plus vite qu'un cheval au galop et où la plupart des gens mouraient à quelques kilomètres seulement de leur lieu de naissance.
L'histoire est pleine de cauchemars, certains naturels, d'autres fabriqués par l'homme
La distance rend toute chose infiniment plus précieuse.
L'incident le plus insignifiant peut, à un moment donné, modifier totalement le cours de la vie d'un homme ; souvent, au bout du compte, nul ne serait dire s'il s'agit d'une catastrophe ou d'une bénédiction.
On aurait pu penser que, à mesure que la nouvelle fuirait et se répandrait lentement, l'annonce de la fin du monde provoquerait une certaine panique. Au contraire, la réaction générale fut d'abord un silence de stupeur, suivi d'un haussement d'épaules indifférent et de la reprise du train-train quotidien.
Peu de gouvernements regardent au-delà des prochaines élections, peu d'invidus au-delà de la longévité de leurs petits-enfants. Et puis, les astronomes pouvaient se tromper...
Même si l'humanité était condamnée à mort, la date de l'exécution restait indéfinie. Le Soleil n'allait pas exploser avant au moins mille ans et qui allait pleurer sur le sort de la quarantième génération ?
Il y a une mélancolie particulière dans l'accompagnement, dans le fait de savoir qu'un but longuement poursuivi a enfin été atteint et qu'il nous faut refaçonner sa vie en fonction de nouveaux objectifs.
Rappelez-vous bien qu'il ne s'agit que d'une oeuvre de fiction. La vérité, comme d'habitude, sera encore bien plus étrange.
Voici pourquoi les humains se font la guerre, se dit-il; voici pourquoi nous pratiquons cette activité aux enjeux immenses: pas pour le profit, ni pour le pouvoir ou pour la conquête de territoires, mais pour ce plaisir intense. Kipling a raison: la guerre est distrayante. Tel est le sombre secret de notre espèce.
Votre théorie est folle mais pas assez folle pour être juste.
Vous connaissez le dicton: une fois, c'est un accident; deux fois , une coïncidence; trois fois, c'est un complot.
Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
Depuis le dernier siècle, presque toutes les nominations aux principaux postes politiques sur la Terre s'étaient décidées par choix au hasard d'un ordinateur parmi l'ensemble des personnes ayant les qualifications requises. Il avait fallu plusieurs milliers d'années à l'espèce humaine pour se rendre compte qu'il existait des postes qui ne devraient jamais être donnés aux gens qui les briguaient, spécialement s'ils y montraient trop d'enthousiasme. Ainsi qu'un fin commentateur politique l'avait exprimé, "Nous voulons un président qu'il faudra porter à la Maison-Blanche, hurlant et se débattant, mais qui ensuite fera le meilleur travail qu'il pourra, si bien qu'il obtiendra une remise de son temps de présidence pour bonne conduite".
Les Anglais ont deux religions, le cricket et la famille royale.Ne vous avisez pas de critiquer l'un ou l'autre.
C'est le propre du barbare de détruire ce qu'il ne peut comprendre.
Ce qui nous attend est un mystère complet.
Contrairement à une idée répandue, les écrivains de science-fiction essaient rarement de prédire le futur.
La plupart du temps, ils tentent de l'empêcher de se produire.
Si le présent est merdique et l’avenir encore pire, le passé, c’est tout ce qui nous reste.
Certains dangers sont à ce point spectaculaire, si loin des expériences courantes, que l'esprit refuse d'admettre leur réalité et peut contempler une catastrophe imminente sans l'ombre d'une appréhension. L'homme qui regarde un raz de marée, une avalanche qui descend sur lui, ou le cœur vertigineux d'un cyclone, sans essayer de s'enfuir, n'est pas nécessairement paralysé par la peur ou résigné à un sort inéluctable. Il se peut simplement qu'il ne puisse croire que le message transmis par ses yeux le concerne personnellement.Tout cela arrive à quelqu'un d'autre.
Le chagrin serait-il un sous-produit accidentel - voire même pathologique - de l'amour qui, bien entendu, est une fonction biologique indiscutable ? C'est une pensée bizarre et troublante. C'est cependant nos émotions qui font de nous des humains ; qui voudrait y renoncer, même en sachant que chaque nouvel amour est encore un otage entre les mains de ces terroristes jumeaux, le Temps et le Destin ?
L'histoire ne se répète jamais, mais certaines situations historiques se reproduisent
Une centaine d'échecs ne serait que de peu d'importance puisqu'il suffisait d'une réussite pour changer le destin de la planète
L'esprit humain possède une stupéfiante faculté d’adaptation, et au bout d'un certain temps l'incroyable devient banal.
C'est seulement parce qu'elle avait été corrompue par le pouvoir et les privilèges que la religion est devenue une force essentiellement antisociale, le grand bien qu'elle avait fait étant éclipsé par de plus grands maux.
Imaginez que vous êtes un extraterrestre intelligent, intéressé uniquement par les vérités vérifiables. Vous découvrez une espèce divisée en milliers, non, en millions de groupes tribaux professant une incroyable variété de croyances à propos de l'origine de l'univers et de la manière de s'y conduire. Même lorsqu'ils sont d'accord à 99 %, il suffit justement de ce 1 % qui reste pour qu'ils se massacrent et se torturent les uns les autres à propos d'obscurs points de doctrine totalement incompréhensibles au reste des mortels.
» Comment expliquer une telle conduite irrationnelle ? Lucrèce a vu juste en déclarant que la religion était le fruit de la peur, une réaction à un univers mystérieux et souvent hostile. Pendant la plus grande partie de la préhistoire, c'était peut-être un mal nécessaire, mais pour¬quoi fallait-il que ce soit plus mauvais que nécessaire, et pourquoi a-t-elle survécu alors qu'elle n'était plus nécessaire ?
- Estimez-vous que toute personne qui possède de fortes convictions religieuses est folle ?
- Techniquement, au sens strict, oui, si elle est sincère et pas hypocrite. Mais je soupçonne quatre-vingt-dix pour cent des croyants d'être des hypocrites.
Et n'oubliez pas : ''La politique est l'art du possible.''
- C'est assez vrai. Voilà pourquoi seuls les esprits médiocres s'y consacrent. Les génies, eux, cherchent à atteindre l'impossible.
Quand la beauté est universelle, elle perd sa capacité à émouvoir et seule son absence peut provoquer l'émotion.
L’homme occidental avait réappris – ce que le reste du monde n’avait jamais oublié – que l’oisiveté n’est pas un péché du moment qu’elle ne dégénère pas en vulgaire fainéantise.
C'est un principe scientifique de base que de ne jamais croire à un "fait" - même attesté - avant d'avoir réussi à le replacer dans un cadre de références. A l'occasion, bien sûr, une observation peut faire éclater son cadre et obliger à en construire un nouveau, mais c'est extrêmement rare. Les Galilée et les Einstein apparaissent rarement plus d'une fois par siècle, ce qui vaut infiniment mieux pour l'égalité d'humeur de l'humanité.
L'humanité avait perdu ses anciens dieux et elle était maintenant assez adulte pour ne pas avoir de nouveaux dieux.
La criminalité avait pratiquement disparu. Elle était devenue inutile et impossible. Quand personne ne manque de rien, le vol est sans objet.
Le mysticisme est peut-être l'aberration maîtresse de l'intelligence humaine.
Un esprit bien meublé ignore l'ennui.
Changement climatique, catastrophes écologiques, pression démographique: c'était le siècle de tous les dangers, disaient certains, qui allaient jusqu'à le qualifier de "goulet d'étranglement de l'humanité".
Quand l'artiste ignore son but, le plus miraculeux des outils ne peut le trouver pour lui.
Peut-être y a-t-il dans la vie de tout homme un échec, quelque affaire non résolue, qui a pour lui plus d'importance que tous ses succès ?
Aucun homme au monde ne peut dire si, à la longue, ses actes conduiront au bien ou au mal.
L’hystérie collective est un phénomène connu, Cassie. Décrite depuis le Moyen Âge, quand il y avait un traumatisme social majeur doublé d’une rupture de la confiance dans la classe gouvernante.
Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.
Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
J’ai toujours eu envie, fit-il d’un ton rêveur, de savoir ce qui se passerait exactement si une force irrésistible rencontrait un objet inébranlable.

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